La plupart de ceux qui arrivent ici n’avaient jamais entendu parler de Sertã avant de commencer à chercher. C’est dans le Pinhal Interior — l’intérieur des pins — dans le district de Castelo Branco, au milieu du Portugal, loin dans les terres et, en esprit, loin de l’Algarve.
Voici une description de la région par des gens qui l’ont choisie, vivent à neuf kilomètres et s’en servent chaque semaine.
La ville
Sertã est une ville qui travaille, de quelques milliers d’habitants, ni village touristique ni hameau qui ferme à midi. On y trouve ce qu’il faut :
- Des supermarchés — y compris les grandes enseignes, pas seulement un mini-mercado
- Des banques, une poste, des pharmacies
- Un centre de santé, avec les hôpitaux régionaux à portée
- Restaurants, cafés, et l’excellente habitude portugaise d’un vrai déjeuner à moins de dix euros
- Un marché hebdomadaire
- Des écoles
- Des négoces de matériaux, des fournisseurs agricoles, des garages — les choses sans éclat qui comptent énormément quand on a de la terre
Pour de grosses courses, un spécialiste ou un trajet vers l’aéroport, vous irez à Coimbra, à environ une heure et demie, ou à Castelo Branco. Lisbonne est à deux heures directes, et la côte à une heure.
Le paysage
Pins et eucalyptus sur des collines abruptes, entaillées de vallées fluviales. Terrasses d’oliviers, petites propriétés, et beaucoup de calme. C’est vert d’une manière qui surprend qui imagine le Portugal aride — ici, ce n’est pas le sud.
La terre y est travaillée plutôt qu’entretenue. Petites parcelles, vieux murets de pierre, arbres fruitiers plantés par les grands-parents de quelqu’un. Elle récompense ceux qui veulent s’occuper d’un morceau de sol plutôt que le regarder.
Les plages fluviales
Ce pour quoi la région est réellement connue. Le centre du Portugal a ses praias fluviais — des plages de rivière, où un seuil ralentit le cours jusqu’à une eau assez profonde et claire pour y nager vraiment. Du sable, des arbres jusqu’au bord, et de l’ombre où l’on peut réellement s’asseoir par trente-cinq degrés.
Il y en a des dizaines dans le Pinhal Interior et les bonnes sont très bonnes. Elles sont gratuites, elles sont entretenues, et de juin à septembre la région y passe ses après-midi.



Le climat
- Été — chaud et sec. Plus de trente degrés des semaines durant. Les plages fluviales ne sont pas un agrément, elles sont la manière de tenir.
- Automne — la plus belle saison, sans doute. Journées douces, les fruits qui rentrent, les collines qui redeviennent calmes.
- Hiver — plus frais et nettement plus humide que la version carte postale du Portugal. Du gel à l’intérieur des terres, de l’humidité, et il vous faudra un vrai chauffage. Qui prétend le contraire n’a pas passé de mois de janvier ici. Le bois est ce qui fait tourner la plupart des maisons, et la plupart des gens y consacrent quelques week-ends par an.
- Printemps — rapide et vert. Tout arrive en même temps.
Les inconvénients, honnêtement
Le Portugal rural n’est pas pour tout le monde, et ceux qui repartent le font en général pour les mêmes raisons :
- Vous conduirez. Il n’y a pas de transport public utilisable au quotidien.
- L’administration est lente. Rien ne se règle en un après-midi. La patience n’est pas facultative.
- Les hivers sont calmes. Qui a besoin d’un agenda social devra le construire délibérément.
- L’entretien du terrain est une obligation légale. La loi portugaise impose de maintenir une bande dégagée autour des bâtiments, en prévention des incendies. Un travail saisonnier ordinaire, sans drame, mais qui vient avec la terre.
- C’est réellement rural. Les livraisons prennent plus de temps, les artisans viennent quand ils viennent, et le moindre quoi que ce soit est à quelques kilomètres.
Rien de cela ne nous a fait partir durant toutes ces années. Mais vous préférez le peser maintenant que plus tard.
Pourquoi les gens viennent quand même
L’espace, et ce qu’il coûte. De la terre dont on ne peut pas rêver en France, en Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas. Une nourriture bon marché et qui a réellement du goût. Un endroit où les enfants peuvent être dehors sans surveillance. Un rythme qui laisse penser.
Et, de plus en plus, des gens qui peuvent travailler en ligne et ont compris qu’internet se moque de savoir sur quelle colline on est assis.
C'est là qu'est la propriété
Une propriété de 11 100 m² à neuf kilomètres de Sertã, vendue avec l'activité qui finance la vie sur place.
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